courses sans plastiques

Courses alimentaires : changer ses habitudes

Premier défi ‘moins de plastique’ : changer ses habitudes en termes de courses, notamment de courses de nourriture.
Dans mon cas, ce n’est vraiment pas une mince affaire, parce que je me fournissais avant tout en grande surface et que je ne faisais jusqu’ici vraiment pas attention aux emballages.

J’ai fait ma première sortie « courses plus vertes ». Comme on était samedi, que mon frigo était trop vide pour survivre au weekend, et que je n’avais nulle part d’autre où aller autour de chez moi, j’ai quand même opté pour le supermarché. Mais au lieu d’aller au Lidl, comme à mon habitude parce que c’est ce qui étaitle plus proche (et qu’ici en Allemagne, Lidl est une institution !), j’ai choisi un supermarché plus loin mais qui dispose de toute une gamme de produits bio et locaux. Au moins, même si ça ne venait pas du petit producteur, ça remplissait deux critères.

Bilan de cette première sortie : oh la galère ! Déjà, arpenter les rayons d’un supermarché quand on a décidé d’éliminer le plastique fait le même effet qu’entrer dans une boulangerie en plein régime ! Y’en a PARTOUT.

J’ai dû éliminer au bas mot 50% des produits habituels de mon panier.

Ce que je n’achète plus

J’ai rayé de ma liste de courses :

  • le fromage râpé (en sachet plastique)
  • le houmous
  • la viande sous vide
  • les fruits et légumes non locaux (ce qui réduit pas mal les options). Sauf les bananes parce que à cette époque de l’année, si je veux que mes enfants puissent manger un fruit frais, je n’ai pas beaucoup le choix et un avocat par semaine (au lieu de 4 ou 5 avant !)
  • les légumes vendus dans des filets
  • le lait en Tetra Pak
  • les pâtes fraiches
  • le jambon sous vide
  • le fromage sous vide
  • le saumon fumé sous vide

Ce que j’achète autrement

J’ai opté pour les contenants en verre pour les indispensables :

  • les bouteilles de lait
  • les yaourts (en gros pots donc)
  • la crème fraiche
  • les compotes pour les enfants
  • le jus de fruit, dans la mesure du possible mais ils n’ont pas le même goût que les frais en bouteille plastique

Ce que je continue d’acheter…pour l’instant

J’ai succombé au plastique pour quelques incontournables :

  • le lait de coco, consommé quotidiennement toujours par monsieur (décidément, c’est du sabotage !). Pas trouvé d’autres options
  • les purs jus d’agrumes frais
  • le beurre, dans son emballage en alu
  • les bouteilles d’eau gazeuse

La vendeuse au rayon boucherie à la coupe n’a pas cillé pour me mettre mon jambon et mes saucisses (hey, on vit en Allemagne!) dans mon tupper.

J’ai bien rigolé quand j’ai vu le tableau de mes achats sur le tapis roulant. Du verre, du verre, du verre. Et pas grand chose à se mettre sous la dent !
En même temps, c’est le premier changement que j’opérais vraiment, c’était chouette à voir.

Quant au bilan côté ticket de caisse : gloups quand même. Les contenants en verre coûtent bien plus cher que le plastique. Le triple, pour l’eau gazeuse, la crème fraîche ou le lait. La marque bio et locale de cette chaîne étant en plus particulièrement onéreuse. Ceci dit, les fruits et légumes restait 30 à 40% moins cher qu’à la boutique bio ou au producteur bio de mon bled…

En bref, si je veux pouvoir continuer à me nourrir de façon un peu diversifiée, je vais devoir opérer des changements assez drastiques :
1/ arrêter le tout-prêt et me mettre à faire moi-même : le houmous, les yaourts, les compotes, les conserves…
2/ trouver de nouveaux fournisseurs : un producteur de fruits et légumes, une crèmerie pour le fromage, la crème fraîche et le lait, un magasin de vrac…
3/ dire byebye à certains produits comme les pâtes fraîches qu’on consommait régulièrement. Snif.

Un changement qui représente quand même beaucoup d’énergie en plus, d’abord parce qu’avec mes deux enfants que j’ai avec moi tous les après-midi, tout me prend beaaaaucoup plus de temps et les missions courses ne sont vraiment pas une partie de plaisir. Ensuite parce que faire moi-même c’est également chronophage, et je ne pourrais le faire que les soirs et les weekend.

Sachant que j’ai à peu près 2h de libre pour moi-même par jour, je vais devoir faire le deuil d’autres activités. Enfin, parce que je vis dans un pays où je ne parle pas la langue, ce qui complique un peu pour trouver les bonnes adresses. Mais je compte sur Marlène pour les dénicher !

Edit mi-mars, un mois et demi après :

Alors , toujours la galère ? Quand même oui…

Je commence à connaître un peu mieux les différentes boutiques mais le choix reste limité vers chez moi.

Monsieur a accepté de tester l’eau gazeuse des marques dans les bouteilles en verre d’abord et puis finalement de ne plus en consommer qu’occasionnellement.

J’emmène mes Tupperware à chaque fois pour le peu de viande et le fromage à la coupe que j’achète. Pas toujours couronné de succès. La dernière fois le monsieur qui me servait m’a dit « oui, oui » quand je lui ai demandé s’il pouvait mettre tout ça dans ma boîte et…m’a emballé le tout dans du papier/plastique mis dans un sac plastique. Mon Allemand balbutiant ne m’a pas permis de me rebeller ! J’ai laissé faire. Heureusement, la fois d’après au même magasin, la vendeuse m’a félicitée pour ma démarche. Un point partout, balle au centre.

Côté fournisseurs, c’est pas franchement Byzance par ici. Il y a un producteur qui livre des caisses une fois par semaine mais il faut prévoir le lundi pour le vendredi et je loupe le coche deux fois sur trois. Pas de crèmerie, pas de boucher. La petite boutique bio de ma ville vend ses légumes 30% plus cher qu’ailleurs, et beaucoup de produits secs sont emballés dans du plastique.

Le vrac le plus proche est à 30mn et j’attends toujours de fabriquer mes sacs en tissu pour m’y rendre.

Au final, je bricole donc. Mon système n’est pas encore bien rôdé, et je me retrouve souvent avec des emballages indésirables ou un budget pas vraiment optimisé.

Et puis, on a eu pas mal de visites de nos parents chez nous et ça c’est fatal, parce que (et je ne vais pas m’en plaindre) les-dits parents font généralement les courses quand ils viennent et reviennent avec des produits qui n’ont habituellement plus droit d’entrée dans ma cuisine !

Bref, la route est encore longue.

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