Kit de courses zero dechet

Courses zéro déchet : passer au vrac en restant zen

Le passage au vrac au sens large du terme est une étape obligée d’une démarche zéro déchet, afin d’éliminer tous les emballages.

On entend par là se mettre à acheter un maximum de produits possibles sans emballages : fruits et légumes, aliments secs, farines, huiles, céréales, produits ménagers, cosmétiques…

Aujourd’hui, on peut presque tout trouver en vrac dans la mesure, évidemment, où on dispose des bonnes boutiques à proximité.

Trouver ses fournisseurs

On s’aperçoit vite que le passage au zéro emballage signifie déserter les supermarchés et trouver de nouveaux fournisseurs. Parmi les possibles et par dégradé de vert :

Le marché

L’idéal est de se fournir directement chez le producteur local en produits bios et de saison, c’est l’assurance à la fois du circuit court, d’un minimum d’emballage (de la terre à la cagette) et de stockage. On y trouve les maraîchers, crémiers, poissonniers, bouchers, boulangers…la totale !

Attention, on y trouve aussi des commerçants qui revendent des produits qu’ils n’ont pas produits eux mêmes. Mieux vaut toujours privilégier les petits producteurs, du champ au camion aux étals à notre panier ! Ils ont généralement moins de diversité mais plus de goût !

Chez le producteur

Même principe qu’au marché à la différence que les producteurs sont généralement spécialisés et que pour trouver l’intégralité des produits de base il faut souvent faire plusieurs fermes

Les ruches/les paniers hebdomadaires

Plateformes regroupant plusieurs producteurs (maraîchers, boulangers, apiculteurs, fromagers, etc) sur lesquelles on peut commander un assortiment de produits qu’on récupère à un point donné. Il existe aussi de plus en plus de services de paniers ou caisses livrées chaque semaine. avec une sélection de produits de saison.

L’AMAP

Associations à laquelle tu peux adhérer moyennant cotisation pour choisir chaque semaine parmi les produits frais livrés proposés par un groupe de producteurs. Pour trouver des AMAP c’est ici 

Chez les artisans commerçants

Crémier, boucher, brûlerie, boutique de thé, farine, savonnerie, épiceries fines,…

En boutique de vrac

Difficile d’y échapper pour les aliments secs (pâtes, riz, oléagineux, légumineuses…), les produits ménagers, les cosmétiques… L’avantage est qu’on y trouve un peu de tout sans avoir à courir plusieurs fournisseurs. Il existe aussi des boutiques de vrac spécialisées, uniquement pour les cosmétiques par exemple.

Deux notes sur le vrac :

Le vrac n’est pas toujours synonyme de zéro déchet absolu. Les denrées arrivent empaquetées dans des contenants plus grands mais néanmoins souvent en plastique. Les déchets générés sont donc supérieurs à l’option direct chez le producteur par exemple. Par ailleurs, le vrac étant une tendance récente, la plupart des magasins de vrac n’ont pas encore l’influence suffisante auprès de leurs fournisseurs pour favoriser une démarche le plus ZD possible sur l’ensemble de la chaîne. Enfin, il est à noter que qui dit vrac ne dit pas forcément local. La provenance des produits n’est pas toujours indiquée, donc c’est important d’être vigilant pour maintenir un maximum de cohérence dans la démarche.

En boutique bio

De plus en plus de boutique bio proposent une sélection de produits en vrac, notamment les graines et fruits secs, et les produits d’entretien ainsi que des fruits et légumes.

Au supermarché

Ce n’est pas forcément une option à éliminer totalement. Dans beaucoup de supermarchés on trouve aujourd’hui des produits locaux et régionaux y compris dans les produits frais, et les fruits et légumes. Le principal problème étant qu’à l’heure actuelle, le bio est très souvent emballé par souci de différenciation avec le conventionnel, entre autres. Donc bio et zéro déchet y sont difficilement compatibles. On peut néanmoins y trouver du fromage, viande ou poisson à la coupe. Je m’y fournis encore pour le lait en bouteille de verre, parfois les compotes, yaourts, dans du verre aussi…les prix y sont moins élevés qu’ailleurs.

Globalement, je pense que pour ne pas s’arracher les cheveux il vaut mieux garder le nombre de fournisseurs différents à un chiffre raisonnable, notamment ceux chez qui on se rend de façon hebdomadaire.

Une bonne option, je trouve, est soit la sortie au marché qui a l’avantage de pouvoir rencontrer les producteurs mais qui est un peu contraignante logistiquement, soit le principe de panier ou caisse, en livraison ou à récupérer, avec commande de tous les produits de base dont on a besoin. Et une sortie mensuelle à la boutique de vrac pour faire les stocks (sauf dans le cas idéal où on en a une disponible tout près pour se fournir exactement les quantités nécessaires chaque semaine).

S’organiser

Au début, passer au vrac demande un petit ajustement logistique.

1/ Séquiper en contenants réutilisables

bocaux en verre

Le kit Zéro Déchet :

Deux ou trois grands sac/cabas réutilisables

Pour y mettre tes différents achats. Tu peux aussi opter pour une cagette et/ou un chariot à roulette, fort pratique si tu ne te déplaces pas en voiture dans la mesure ou avec les bocaux, le chargement peut vite peser lourd.

Des sacs en tissu de tailles différentes

Pour y mettre les aliments. On préconise bien sûr le fait maison ET récup. Dans ce cas, tu as intérêt à les faire dans une matière suffisamment légère pour que ça n’alourdisse pas la note dans le cas où tu ne puisses pas les tarer. Du filet, de la soie…un vieux foulard dont tu ne te sert plus par exemple, ou un rideau très fin… Tu peux aussi les acheter. Beaucoup de biocoop et autres marchés de vrac les vendent en lot (au prix plus ou moins exorbitant). Tu peux aussi en trouver chez des couturières spécialisées dans le ZD… Côté nombre, tout dépend de tes habitudes d’achat.

Si, comme moi, ta boutique de vrac est assez loin et tu ne comptes t’y rendre qu’une fois par mois, prévois au moins une quinzaine de sac pour pouvoir prendre suffisamment de variétés. Si tu peux t’y rendre tous les jours sans avoir à trop stocker peut être qu’une demi-douzaine suffit.

Des bocaux en verre

Tu peux les récupérer du commerce (confiture, compote, petit pois, cornichons…) si tu en achètes, ou te procurer des « vrais » bocaux scellés type Le Parfait. On en trouve souvent en vide greniers et dépôts ventes, là encore à des prix plus ou moins avantageux puisqu’ils sont devenus assez courus. Je te conseille d’avoir quelques pots suffisamment grands, notamment pour le vrac, de ½ L ou 1L.

A lire aussi > Testé & approuvé : 3 méthodes pour décoller les étiquettes des bocaux

Des boîtes hermétiques

En verre de préférence mais si tu avais déjà un stock de plastique, ne jette pas tout par la fenêtre, cela reste très pratique pour transporter momentanément le fromage, tofu, viandes et autres denrées « humides » achetées chez les commerçants. Le tout est d’éviter de stocker trop longtemps dans ces boîtes en plastique et surtout de chauffer pour éviter le transfert de particules toxiques

Une ou deux bouteilles en verre

Toujours pratique pour se procurer de l’huile par exemple, du vinaigre en vrac voire du vin. Ici en Allemagne on trouve les bouteilles consignées de lait qui sont pratiques aussi pour le reste parce qu’avec de gros goulots. Sinon les bouteilles types bières ou limonade qui se referment font aussi l’affaire

Un gros bidon/contenant

Pour acheter la lessive, le produit vaisselle, et autres produits que tu auras besoin de te procurer en grande quantité. Là encore, tu peux réutiliser un ancien bidon de lessive par exemple.

+ Eventuellement une boite à oeufs. Sinon ramener la boite d’une fois sur l’autre pour la rendre au producteur

Note : si tu te retrouves à devoir utiliser des contenants fournis par ton commerçant, ramène les autant que possible pour les lui rendre, qu’ils soient consignés ou non.

2/ Prendre l’habitude de les amener…

Tout le temps ! Eh oui, autant quand on se prépare pour une excursion courses, on pense généralement à rassembler son stock de contenants, autant au quotidien, ce n’est pas toujours le cas. Et l’ennemi du zéro déchet est souvent l’imprévu. Les sacs en tissus prenant peu de place, je te conseille d’en avoir toujours deux ou trois dans ton sac. Si tu te déplaces en voiture, tu peux même y ajouter une ou deux boîtes/bocaux.

3/ S’en servir !

Chez les commerçants, tu vas apprendre à tendre avec assurance tes propres contenants et à demander avec aplomb qu’ils mettent tes produits dedans. Au début tu auras peut être une petite hésitation mais au final, je pense que les commerçants sont de moins en moins surpris et de plus en plus réceptifs à cette pratique. Tu verras, on prend vite le pli.

Dans les boutiques de vrac, l’usage est généralement de tarer ses contenants avant de les remplir. Autrement dit : les peser pour déduire du poids total au passage en caisse.

Je crois que le processus diffère légèrement d’une boutique à l’autre. Dans certaines boutiques, tu dois peser toi même et noter le poids du contenant sur celui-ci. Pour ne pas avoir à répéter ce processus chaque fois, tu peux le noter au marqueur indélébile ou coller ou coudre une étiquette. Dans d’autres, on te les pèse avant et on te délivre une étiquette à coller sur le contenant

Et pour tout ce que tu ne trouves pas en vrac ?
Tu as le choix entre :
– T’en passer (je n’achète plus de saumon fumé par exemple)
– Faire toi-même à partir de produits achetés en vrac
– Acheter dans des contenants recyclables.

Laisser un commentaire

Qu'en dites-vous ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.