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Oh ça va, on est en vacances…

Garder ses principes en vacances – le casse-tête

J’ai adopté ces derniers mois certaines habitudes dans mon mode de vie qui ne sont pas évidentes à maintenir lorsque l’on est pas chez soi. Ça a un côté frustrant, il faut faire des concessions qu’on ne ferait pas au quotidien, mais ça permet aussi de faire le bilan du chemin parcouru en voyant ce que les autres font différemment.

Ravaler ses principes ou missionner?

L’expérience m’a appris qu’on braque les gens en missionnant. J’essaie donc de ne plus le faire. En revanche, j’ai constaté qu’en éveillant la curiosité, on peut engager des conversations très riches. Ce que j’ai le plus entendu ces derniers mois: “Oh, mais que sont donc ces mignons petits tissus?” pour désigner mes beewraps dans lesquels j’emballe mon fromage, les aliments que j’emporte, ou avec lequel je couvre mes récipients au frigo. Un tissu à fleurs et c’est parti, on peut expliquer ce que c’est, pourquoi on l’utilise, comment ça se produit, que non, on utilise plus de cellophane, oui c’est possible, et même plus simple qu’il n’y paraît. J’en ai un rouleau dans ma cuisine, depuis au moins 5 ans, je ne l’utilisais déjà pas beaucoup avant, mais depuis mes beewraps, je ne sais pas trop comment je vais l’écouler.

Mon kit “less waste” en dehors de la maison

J’emporte bien sûr mes petits beewraps avec moi pour transporter le fromage du casse croûte pour le trajet, et puis pour emballer mon sandwich lorsque je pars à la journée sur place. Oui, j’emporte de plus en plus souvent ma nourriture avec moi, comme ça je choisis vraiment ce que je mange, l’heure à laquelle je mange, et je ne dépense pas 15€, alors que je voulais juste manger – me nourrir, pas déguster un menu à trois plats et passer deux heures au resto.
Nous voyageons depuis des années avec nos gourdes, puisque nous n’achetons pas d’eau en bouteille. J’emporte désormais aussi nos tasses thermos, parce que mon mari comme moi sommes caféinomanes, surtout quand on conduit longtemps. Quand la taille de la machine à café le permet, nous remplissons donc notre tasse au lieu d’emporter un gobelet.
Indispensable: un petit couteau, j’en ai toujours un dans mon sac, pour partager une pomme par exemple (oui, quand ma fille croque dans une pomme et ne la finit pas, elle n’est plus très appétissante, alors je nous fais des quartiers, où que nous soyons) En voyage, donc, j’emporte mon fromage dans un tissu, du pain acheté le matin du départ à la boulangerie, et quand quelqu’un a faim, je fais un sandwich.
Avec ça nous emportons en général quelques fruits, un paquet de gâteaux (pas d’emballages individuels) et un mélange de noix, et nous ne dépensons pas d’argent (sauf café) sur les aires de repos, qui, nous sommes d’accord, proposent une qualité moindre pour un prix…pas des moindres! Un procédé qui fait faire de sacrées économies tout en étant vraiment bénéfique à la démarche de réduction des déchets.

En visite – le numéro d’équilibriste entre respect de ses hôtes et respect de ses principes

En visite dans la famille, je suis parfois confrontée à des modes de consommation qui sont désormais assez éloignés du mien. Il faut bien l’accepter, ce n’est pas moi qui remplis le frigo, je ne décide pas du menu, et je ne cuisine (presque) pas, donc je n’ai rien à dire. Mais ça permet en fait de voir le chemin parcouru, parce qu’il y a encore un an environ, même si je consommais davantage de bio, le contenu de nos frigos était similaire. Les plus grosses différences: nous consommons plus de légumes-pas-de saison que chez nous. Beaucoup plus de viande pour mon mari et ma fille, je n’en mange plus, donc  quelques fois je mange un “demi repas” puisque l’élément central est la viande. Nous mangeons également plus d’aliments tout-prêts, en barquette, en boîte, à réchauffer, je n’utilise plus du tout ce genre de produits qui sont en général emballés dans du plastique. J’avais vraiment oublié l’existence de la purée mousseline, d’ailleurs j’ai proposé une fois d’en faire une “vraie” à la place, offre accueillie à bras ouverts, et vraiment, ce n’est pas sorcier. Je suis un peu choquée par les quantités d’emballages et surtout par certains produits dont j’ignorais qu’on les trouve sous cette forme, par exemple une (!) branche de basilic fraîche, dans une barquette en plastique, elle-même emballée dans du plastique.
Côté cuisine, donc, je fais régulièrement ce constat en m’éloignant de chez moi: j’ai vraiment intériorisé un certain nombre de principes. Je l’oublie parfois au quotidien quand j’ai l’impression de ne pas en faire assez. Faire une purée, ça prend du temps, oui, mais pour moi c’est normal, c’est intégré à mon quotidien. Je fais autre chose en même temps, j’écoute la radio, je téléphone, ou je la fais avec ma fille et on passe un moment utile ensemble. Je ne regarde même pas les plats préparés au supermarché, c’est une chose de moins à essayer de bannir. Conclusion: manger frais = acquis! Reste à progresser sur les emballages et le local.

Je vois aussi dans les salles de bains que nous avons des routines vraiment simples et peu de produits par rapport à beaucoup de foyers. C’est encourageant, même si là nous avons encore des progrès à faire. Et là encore, je rencontre des produits qui me dépassent, un exemple: le papier toilette coloré et parfumé. Nous achetons la version grise en papier recyclé, et je songe même à m’en passer. Je dois dire que la version orange au parfum indéfinissable m’a laissée pantoise.

Pour terminer, mon coeur écolo a saigné vraiment fort le jour où à la montagne j’ai commandé une crêpe au sucre. Trois pour être exacte, dans trois restaurants différents. La première m’a été servie dans une assiette en plastique avec des couverts en plastique (mais M’dame, j’avais pas demandé à emporter??). La seconde est arrivée dans une assiette en plastique, mais avec de vrais couverts. Et la troisième m’a été élégamment servie.. sur un petit morceau de papier, sans couverts. Minimaliste, mais efficace au final. Je savais que le ski, c’était pas ce que je fais de mieux dans la vie pour réduire mon empreinte carbone, mais j’avoue que j’ai été vraiment surprise par mes trois pauses chocolat-chaud en deux jours de ski.

Conclusion

Lorsque l’on fait consciemment attention à son mode de consommation, en vacances, il faut s’asseoir sur quelques principes, oui. Mais après tout, ça fait peut-être partie des vacances? On se couche tard, on boit un peu plus que d’habitude, on est gourmand.. Et moins regardant sur les déchets ou l’origine des choses… Ce n’est pas toujours facile à gérer, mais je me dis que c’est pour reprendre de plus belle au retour!

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