Le début de la fin des déchets : conseils pratiques pour se lancer

Ça y’est, tu as décidé de te lancer dans le Zéro Déchet (ZD).

Tu as commencé à parcourir des blogs de zéro déchettistes aguerris, peut-être entamé un bouquin ou rejoint un ou deux groupes Facebook où, au moins une fois par jour, quelqu’un publie une liste longue comme mon bras de toutes les actions mises en place depuis son passage au zéro déchet.

Tu t’es mis.e à accumuler conseils et témoignages, à noter frénétiquement tout ce que tu pourrais changer. Mais plus tu lis et plus tu te dis que, vu d’où tu pars et où tu es censé.e arriver, c’est plus un léger ajustement dont il est question, c’est une révolution !

Angoisse. Tu ne sais plus où donner de la tête. Tel un lapinou pris dans les phares d’une voiture, tu te figes : mais je commence par quooooi ?

Respire un grand coup, retrousse tes manches. Tout va bien. Cet article est là pour te guider en douceur vers tes premières actions ZD et éviter le KO par découragement.

Actions ZERO DECHET

Les premiers mois Zéro Déchet…

La porte d’entrée classique vers le Zéro Déchet passe par l’élimination du plastique, premier ennemi à abattre.

Mais le ZD ne se limite pas à la chasse au plastique. C’est, comme son nom l’indique, faire en sorte de réduire tous ses déchets. Y compris les recyclables, les déchets cachés, les intangibles. Il ne s’agit pas juste d’éliminer ce qui atterrit dans ta poubelle, mais de penser le cycle de vie du produit dans son intégralité, de sa fabrication à son élimination, en prenant en compte toutes les ressources mises en oeuvre, toute l’énergie consommée, pour le fabriquer, le transporter, le stocker… C’est pour cela que la démarche ZD ne peut pas être dissociée d’une baisse globale de la consommation pour tendre vers une démarche minimaliste : consommer (beaucoup) moins ET mieux.

Alors au fil des premières semaines, en plus de remplacer le plastique, on passe aussi au plus local, on se met à faire soi-même parce qu’on ne trouve pas tout en vrac. On adopte des solutions plus naturelles. On se met à faire ses petites tambouilles parce que c’est une des meilleures façons d’éviter les emballages inutiles, mais aussi parce qu’on sait comme cela avec certitude ce qui se trouve vraiment dans le produit. Tout ça se met en place en quelques semaines. Jusqu’à ce qu’on atteigne un plateau.

On cherche alors à pousser encore plus loin. On se rend compte que toutes ces initiatives sont autant de rouages qui actionnent une même machine. Au fur et à mesure, on s’ouvre à de nouveaux sujets, on explore des territoires insoupçonnés, on se met à planter ses tomates, à jouer au petit chimiste, à manger du chou rave, à fabriquer ses culottes…et à y prendre plaisir !

Tel changement en amène un autre, on devient plus exigeant et conscient de notre impact de manière générale. Et un beau jour on réalise qu’on fait désormais partie du club de ceux qui peuvent aligner quelques dizaines de nouvelles habitudes vertes qui ont transformé leur quotidien.

Même si je ne me risquerai pas à dire que passer au Zéro déchet, c’est facile (d’autant que mon cheminement est très loin d’être terminé en la matière), j’ose quand même affirmer que pour pas mal de choses, c’est plus simple que ce qu’il n’y paraît. Il y a déjà énormément d’actions qu’on peut mettre en place sans se prendre trop la tête ni devoir poser un RTT par semaine (parce que oui, quand même, devenir écolo prends du temps !).

Mais pour cela, il faut bien démarrer quelque part. Les premières semaines de transition peuvent être un peu chaotiques. On doit adopter de nouvelles habitudes, trouver des nouvelles adresses et surtout essayer de décrypter ce qui est vraiment écolo et ce qui ne l’est pas. Mieux vaut ne pas tout chambouler d’un coup. Certes, il y a urgence. Certes, la planète n’attend pas. Mais il me semble qu’il est plus sage de prendre son temps mais de le faire de manière cohérente et durable. Pour cela, la technique des petits pas marche bien.

La liste qui suit comporte les actions qui sont selon moi à la fois significatives tout en restant relativement accessibles.

L’objectif de ces premières actions n’est pas forcément de se concentrer sur une éradication totale du plastique mais de poser les premières pierres pour paver la route vers un mode de vie globalement plus vert.

Etape 1 : de la couleur dans tes poubelles – Apprendre à recyclerapprendre à recycler

Béa Johnson dira que la première étape vers le ZD c’est de réduire, mais selon moi c’est encore plus urgent d’apprendre à recycler correctement pour trier ce qui passera de toute façon ta porte.

Je t’entends d’ici : “pfff mais quel sac de noeuds le recyclage, j’y comprends rien”. C’était aussi mon excuse pour ne pas m’y mettre alors que j’avais 3 magnifiques poubelles pour accueillir le carton et papier, l’organique, et tout le reste et un ramassage de mes plastiques une fois par mois.

J’ai mis 3 mois à piger que mes bouteilles en plastique étaient consignées, un autre mois pour comprendre que celles en verre aussi. A ma première tentative de compost, on s’est avoué vaincus après notre 50e moucherons et ce n’est qu’en janvier que je me suis décidée à trier une bonne fois pour toute l’organique.

Je le reconnais, au début, trier peut être pénible. D’autant plus pénible que les règles ne sont pas les mêmes d’une commune à l’autre, qu’on ne sait pas toujours où trouver l’info et que, comme on ne connaît pas le fonctionnement des centres de tri, on a parfois du mal à comprendre pourquoi ça, on peut, mais ça, non.

Mais c’est un passage obligé.
Dans les grandes lignes, l’idée c’est donc de commencer à séparer carton/papier, plastique, verre, organique et tout le reste…et de te mettre au compost.

Etape 2 : le nez dans ta poubelle – Ton diagnostic déchets

Avant de rentrer dans le feu de l’action, un bilan s’impose. Eh oui, on ne part pas tous du même endroit. En fonction de tes habitudes alimentaires, de ta consommation, tu amasseras plus ou moins de plastique et de déchets non recyclables dans ta poubelle.

L’idée est donc d’identifier d’où ils viennent, comment ils ont atterri là, en regardant tes poubelles dans le blanc du couvercle et en analysant ce qui s’y trouve. Pour l’instant, je te conseille de te concentrer sur le plastique sans trop te préoccuper des cartons, papiers et autres recyclables. Ne pas courir 40 lièvres à la fois pour éviter de t’épuiser.

Dans les grandes lignes, tu risques d’y trouver :

  • Les emballages alimentaires : yaourts, briques de lait, bouteilles d’eau, barquettes de viandes, emballage de mozza etc
  • Les contenants de produits de beauté/d’hygiène : shampoings, savons, dentifrices…
  • Les contenants de produits d’entretien : lessive, produit vaisselle, désinfectant, etc.
  • Les jetables du quotidien : touillette de café, couvercles de gobelets, sacs plastiques, paquets de bonbons, etc.

Plutôt que d’étaler le contenu de ta poubelle par terre en fin de semaine pour la passer au crible, tu peux noter au fur et à mesure pendant une ou deux semaines ce que tu y mets.

Une fois que tu as passé le tout au peigne fin, tu peux te fixer quelques objectifs prioritaires et définir un plan d’action :

Qu’est-ce qui revient le plus fréquemment ?
Qu’est-ce qui te semble le plus urgent d’éliminer ?

Pour cela, plusieurs stratégies possibles :

  • Acheter en vrac/à la coupe/ sans emballage
  • Faire maison, notamment les plats préparés, certains produits du quotidien…
  • T’en passer pour tout ce que tu ne peux pas trouver autrement ou ailleurs (genre les paquets de Dragibus)
  • Remplacer les emballages plastique par du recyclable : carton, papier, verre…
  • Privilégier les matières naturelles et durables plutôt que plastique : brosse à dent compostables, rasoir en inox, vaisselle normale vs jetable, etc.

Prioriser tes actions implique de prendre en compte le temps dont tu disposes, tes envies, tes capacités et ce qui est disponible autour de chez toi pour te fixer des objectifs réalisables.

Etape 3 : faire place nette – Finir les stocks

Quand on débute une démarche zéro déchet, un élan d’enthousiasme nous pousse à attraper le premier gros sac poubelle qui passe et fourrer tout ce qui nous tombe sous la main. On est tenté de tout remplacer d’un coup, de passer intégralement au fait maison, au naturel, au vrac…avec les placards encore bourrés de produits en tout genre. Or, il y a peu de chance qu’on ait envie de s’en servir plus tard. Donc soit ils resteront là à prendre la poussière et à encombrer la maison et l’esprit. Soit on finira un jour de toute façon par les jeter.

Bref, si tu meurs d’envie de te précipiter en boutique de vrac pour acheter 3kg de bicarbonate, 5l de vinaigre blanc et toute la panoplie de cosmétiques solides : patience.

Personnellement, j’ai mis entre un et trois mois pour finir mes stocks de produit vaisselle, lessive, savons, cosmétiques et compagnie et devoir les remplacer (il faut dire qu’on stockait comme si la pénurie menaçait). C’était bien, ça m’a laissé le temps de me focaliser sur d’autres actions prioritaires comme celles évoquées plus haut, de me familiariser avec la démarche, de collecter quelques infos sur ces sujets. 5 mois après m’être lancée dans le ZD, le contenu mensuel de ma poubelle plastique est encore occupé à plus de 50% par des trucs que j’avais dans mes placards et que j’utilise petit à petit.

La question se pose souvent, néanmoins, de quoi faire des produits nocifs, bourrés de trucs pas nets. Je les utilise ? Je les jette ? Je les donne…mais à qui ?

D’abord, beaucoup de ces produits sont souvent entamés. Et puis, question conscience, perso j’ai du mal à trouver correct de donner à qui que ce soit quelque chose que je considère trop nocif pour moi-même.

En même temps, si on le jette, cela veut dire que c’est un déchet doublement inutile : non seulement on est responsable de l’avoir créé mais en plus, tout ça pour ne pas s’en servir.

Pour ma part, j’ai fini ce qui n’était pas franchement clean mais pas non plus catastrophique : la lessive classique, les produits vaisselles, les gels douches bio, le désinfectant, etc. Il n’y a que certains produits que j’ai préféré laisser dormir sur mes étagères. C’est le cas notamment de certains produits ménagers et des shampoings, parce que j’avais vraiment envie de passer au naturel.

Etape 4 : S’équiper en contenants

contenants zero dechet bocaux

Qui dit élimination des emballages plastique dit vrac, à la coupe, de l’étal au panier. Mais pour ça, tu vas avoir besoin de nouveaux contenants pour mettre et transporter tes emplettes : des sacs en tissu, des bocaux en verre, des boîtes hermétiques, des bouteilles et un ou deux gros bidons.

Tous ces contenants devront être tarés, notamment pour le vrac. L’idéal est de noter au marqueur indélébile leur poids pour éviter de le refaire à chaque fois.

Etape 5 : Le vide dans ta poubelle – Eliminer les emballages

boutique de vrac zero dechet

Voilà, les bases sont posées. Tu as listé tes points noirs à traiter en premier, es passé.e pro du recyclage, produis ton petit compost, et tu as ta panoplie de contenants, prêt.e pour une vie sans emballages.

Parce que dans un premier temps, ça va surtout être ça, ta préoccupation numéro 1. Si tu arrives à supprimer un maximum d’emballages (et que tu compostes), tu verras que le contenu de ta poubelle va déjà fortement diminuer. Ensuite viendra le temps d’approfondir, d’éliminer les déchets qui ne se voient pas, et d’opérer un changement encore plus radical de ta consommation.

Pour éliminer les emballages, en toute logique, la stratégie est d’acheter « en vrac », c’est-à-dire n’importe où où tu peux mettre la marchandise directement dans tes contenants réutilisables (marché, AMAP, boutique de vrac…)

Tu vas donc avoir besoin de refaire ton carnet d’adresse. Au quotidien, je te conseille d’avoir max deux ou trois fournisseurs, entre les légumes, les produits frais, et les produits du quotidien, et de garder si nécessaire d’autres pour l’occasionnel (les cosmétiques et produits ménagers, les produits « secs » qui peuvent se stocker, etc).

Etape 6 – Le vide dans ta poubelle – objets à usage multiple

Gourdes zero dechet

Les produits à usage unique ou éphémère sont un vrai fléau pour l’environnement.
Bouteilles en plastiques, vaisselle jetable, cotons tiges, speculoos sous vide ou brosse à dent jetable…Même le jetable en matière recyclable (cartons, bambou, etc), certes moins pire que le plastique, n’est pas une alternative satisfaisante. Il représente une consommation de matières premières, pour sa production comme pour son recyclage, bien trop importante pour une utilisation si brève.

Le mieux, par conséquent, est de remplacer au maximum tous ces produits par du réutilisable et de freiner autant que possible l’utilisation tout ce qui superflu.

Par exemple :

  • On remplace : les bouteilles par des gourdes, les cotons tiges par des cure oreilles ou son doigt, on passe au lavable tout ce qu’on peut : les mouchoirs, les essuie tout, les éponges, les couches, pourquoi pas le papier toilette.
  • On refuse : les touillettes, les biscuits en sachets unidoses, les échantillons, etc.

Note : attention à la mode ZD. Avec le blog j’ai aussi découvert Instagram. Je me fais souvent la réflexion que la moitié des posts d’influenceurs cherchent à promouvoir quelque chose à acheter. Des produits zéro déchet comme les lingettes ou mouchoirs lavables, des cosmétiques, des concours pour gagner de l’électromenager, des huiles essentielles, etc. Et c’est clair que c’est joli. Un intérieur tout en tissu bigarrés, bois, verre, et belles matières inspire la sérénité. Mais cette invitation à acheter manque parfois de cohérence (surtout que, souvent, l’achat se fait via internet). Privilégie ce que tu as chez toi. Fais tes fonds de tiroir, le grenier de tes parents, les caves de tes amis, tu dénicheras certainement tout un tas de trésors à récupérer. Bocaux en verre, serviettes inutilisées, nappe et mouchoirs brodés à transformer en autant de torchons, lingettes et autres objets. Tu perdras peut être en esthétique mais tu y gagneras en impact environnemental !

Etape 7 : Cuisiner maison – Enfiler le tablier

yaourt maison

Acheter tout prêt et ZD sont en général incompatibles.
Pourquoi ? Parce que, 9 fois sur 10, le tout prêt vient emballé. Sauf quand on parvient à trouver un resto ou traiteur bio, local, de saison, qui remplit nos contenants.

D’ailleurs, l’alimentation est probablement le volet le plus gourmand en emballages.
Donc pour y remédier, la meilleure issue est de…faire soi même. Remplacer la pâte sablée sous vide, les barquettes de gâteaux, les chips, les tartinades, les yaourts, les compotes, les purées, les croques monsieur, les sachets de légumes surgelés et les briques de soupe par du fait maison (avec des produits achetés en vrac, cela va de soi).

Clairement, ce n’est pas l’action la plus évidente, parce qu’elle fait partie des plus chronophages (trouver les recettes, mitonner ses plats ET faire la vaisselle !), d’une part, et qu’elle peut être intimidante pour quiconque n’a pas l’habitude de cuisiner.

Mais elle vaut vraiment l’effort. Il n’y a pas que l’environnement qui y gagne : on s’évite ainsi les compositions douteuses, trop sucrées, trop salées, trop chimiques…

Beaucoup de personnes suggèrent également de se mettre au fait maison pour les produits d’entretien et d’hygiène dès le départ. Je suis plutôt d’avis de laisser ça pour un peu plus tard. D’abord parce que ça complique la donne surtout pour certains produits comme la lessive ou les produits vaisselle pour lesquels, d’après ce que j’ai pu constater sur les réseaux sociaux et blogs, plusieurs expérimentations sont souvent nécessaires avant de trouver la bonne recette. C’est chronophage. C’est décourageant si on enchaîne les échecs. C’est du gaspillage si c’est inutilisable. Et puis, souvent, ces produits, ça ne s’improvise pas. Être un peu plus aguerri permet de prendre plus de recul sur les recettes qu’on trouve ici et là. D’autant que la plupart de ces produits sont désormais disponibles en vrac, bio et naturels, donc inutile de se précipiter là-dedans par principe.

Etape 8 : Repenser son alimentation – Nouveau mantra : bio, local, de saison, responsable

alimentation bio de saison local

Corollaire à l’étape précédente, l’envie de repenser son alimentation arrive assez vite dans une démarche ZD.

Dès qu’on réalise qu’au-delà des déchets qui se voient, il y a tous ceux qui se cachent, liés aux matières premières utilisées dans la fabrication, aux produits nocifs qui finissent dans les sols et à tous ceux rajoutés après pour conserver ou préparer les aliments, au transport ou encore au stockage, on adopte assez vite de nouvelles habitudes avec un passage :

  • Au bio : pour éviter les produits nocifs pour l’environnement (et pour soi même)
  • Au local : pour éviter l’impact du transport, de la conservation et le fait que souvent, dans d’autres parties du monde, les conditions de production ont un impact encore plus élevé sur la planète et sur les travailleurs
  • Au de saison : pour une production la moins énergivore possible
  • Au responsable/éthique : pour limiter l’impact à toutes les échelles, y compris humaine
    Tout cela se fait petit à petit, au gré de l’inspiration et de ce qu’on trouve à disposition.

Le plus difficile est probablement de passer au local et de saison, qui implique d’incorporer de nouvelles variétés de fruits et de légumes à son alimentation et d’en exclure d’autre, d’innover dans l’assiette, de s’habituer à de nouvelles saveurs…

Beaucoup de zéro déchettistes réduisent aussi naturellement et de façon assez conséquente leur consommation de viande voire de tous produits d’origine animale.

Etape 9 : Réduire sa consommation d’énergie

Avec cette étape, on s’attaque une fois de plus aux déchets qui ne se voient pas dans la poubelle mais qui coûtent cher à la planète : ceux liés à notre consommation d’eau, d’électricité, de gaz…

Il existe une multitude de petites habitudes qu’on peut adopter assez facilement pour réduire son impact : raccourcir les douches, baisser le chauffage, couper l’eau du robinet quand on ne s’en sert pas, couper ses appareils en veille, éteindre le wifi la nuit, les lumières dans les pièces, baisser le chauffage, se déplacer un maximum à pied ou à vélo…

Mises bout à bout, elles peuvent neutraliser de façon significative notre impact.

Etape 10 : Désencombrer – De l’air dans tes étagères

Quel rapport avec le Zéro déchet ? Le lien n’est pas évident.
Après tout, désencombrer signifie se retrouver avec des choses dont on ne sait pas quoi faire et qu’on est souvent tentés de jeter, donc plutôt contre-productif.

Mais j’ai eu envie de le mettre ici parce que pour moi, cette étape s’est imposée comme une évidence. Comme je l’ai dit, ZD, baisse de la consommation et minimalisme sont indissociables dans une démarche cohérente.

Quand on déclare la guerre au plastique, on se rend vite compte qu’on n’a plus envie de le retrouver chez soi, de s’encombrer de trucs inutiles et de mauvaises qualités. On a envie de naturel, de matières nobles, de belles choses. On a envie de s’alléger.

Il existe quelques méthodes connues de désencombrement, et des livres qui peuvent t’accompagner dans cette démarche.

Personnellement, j’ai entamé le processus en même temps que le livre de Marie Kondo mais sans adhérer vraiment à sa méthode (le tri par la joie). J’y suis allée pièce par pièce, et j’ai éliminé le plus gros. Et régulièrement, je continue à me délester de choses dont je ne me sers plus ou qui ne me plaisent plus.

La question post-désencombrement c’est toujours : qu’est-ce que j’en fais ? Tout jeter va à l’encontre d’une démarche ZD. Donc on peut vendre ce qui est vendable, et donner autant que possible le reste.

Bonus : S’informer, la cohérence avant tout

Maintenir une certaine cohérence dans la démarche est un sujet cher à mon cœur, comme déjà évoqué ici. C’est aussi, selon moi, un des grands challenges d’une démarche de verdisation de son mode de vie, parce que les infos sont difficiles à trouver, qu’on lit tout et son contraire, que les modes même ZD ne sont pas toujours les plus vertes…
S’informer sur le bien fondé de chaque nouvelle habitude me semble donc absolument incontournable dès le départ.

Heureusement, il existe une multitude de ressources gratuites et payantes : des blogs, des groupes facebook, des livres…

Elles sont d’une grande utilité pour mettre le pied à l’étrier, en gardant toujours un certain recul et un esprit critique dans tout ce qu’on lit.

Voilà.

10 premières étapes qui risquent de t’occuper déjà un bon moment, tout en sachant que pour beaucoup, il s’agit d’un processus, de mettre en place des changements graduels pour opérer une vraie transformation.

En fil rouge de toutes ces étapes, il s’agit aussi de revoir sa consommation globale pour consommer moins de superflu, penser soigneusement chaque nouvel achat pour acheter le moins de choses neuves possibles, le plus naturel et éthique possible, sur tous les plans….

Ce qui est certain, c’est qu’une fois qu’on a enclenché le processus de verdisation de son mode de vie, on peut difficilement prévoir jusqu’où ça va nous mener mais il y a de fortes chances pour qu’on aille beaucoup plus loin que prévu. Je l’avais lu mais je ne l’ai cru que lorsque je l’ai vécu. On commence par remplacer son shampoing par du solide et on arrive à s’intéresser à tout plein de choses. Parce que tout est connecté.

La suite, par exemple, ce sera peut être de passer à une banque plus verte, de troquer la voiture pour le vélo, ou de faire ton potager…who knows !

Laisser un commentaire

Qu'en dites-vous ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.