On ne badine pas avec les huiles essentielles – Partie 4 : Alors, kékonfé ?

Je viens de vous dérouler 9 pages d’argumentaires pour freiner l’utilisation des huiles essentielles.

Si vous avez tout lu (merci !) et que les huiles essentielles étaient jusqu’à aujourd’hui vos plus fidèles compagnes, vous avez peut être le blues.

Et vous vous dites : alors, quoi, je revends toute ma collection ?

Nooon. Bien sûr que non.

Il ne s’agit absolument pas de remettre en question les vertus thérapeutiques des HE. Même si on manque de preuves cliniques de leurs propriétés, je considère que les siècles de pratique sur lesquels on s’appuie suffisent à considérer qu’elles sont indéniablement utiles…dans certains cas et pour certains maux. Il n’est pas question donc de s’en priver des HE. Ni de dire qu’il vaut mieux privilégier les médicaments.

Mais d’après moi, les mots d’ordre pour les utiliser devraient être : connaissance de cause, parcimonie et précautions.

Ce qui ressort de mes longues heures de recherche c’est que… C’est loin d’être tout noir ou tout blanc.

Quels sont véritablement les risques encourus d’un point de vue santé à utiliser les HE un peu partout ? Difficile à dire.

Il existe peu d’infos fiables, on lit tout et son contraire. Les convaincus, les sceptiques. Les pro-médocs et les anti. Oui, on utilise depuis des siècles mais pas autant donc on n’a finalement pas tant de recul que ça sur l’impact d’une utilisation généralisée et courante.

Parce que ce qui est sûr, c’est que, d’une part, leur fabrication est loin d’être neutre écologiquement parlant, et d’autre part, que leur utilisation pour un usage autre que thérapeutique semble peu pertinente, soit parce qu’inefficace, soit parce que pas adaptée.

Une membre très active d’un des groupes Facebook que je suis et qui se reconnaitra sûrement fait une bonne analogie : « C’est comme si on faisait de la limonade avec un Efferalgan ».

Alors pour résumer :

  1.  Les HE ne sont pas inoffensives. Si on les utilise, il est primordial de le faire avec un certain esprit critique et des connaissances fiables
  2. Il vaut mieux les réserver à un usage thérapeutique.
  3. On limite dans les cosmétiques à visée thérapeutique (genre baume anti acné ou revitalisant)
  4. On s’abstient en tant que parfum
  5. On se renseigne et on respecte les posologies
  6. Surtout, on trouve des sources fiables

Si vous avez des connaissances pointues des huiles essentielles et souhaitez compléter ou commenter cet article, n’hésitez pas, bien au contraire !

Je serai ravie d’approfondir mes connaissances. J’ai très honnêtement lu tout ce que je pouvais trouver, en français comme en anglais, y compris des résultats de recherches et publications scientifiques et j’ai eu beaucoup de mal à trouver des infos utilisables. Tout éclairage supplémentaire sera donc accueilli à bras et cerveau ouverts !

Lire toute la série sur les huiles essentielles…

5 réflexions sur “ On ne badine pas avec les huiles essentielles – Partie 4 : Alors, kékonfé ? ”

  1. MERCI pour cet article. En effet, l’usage des huiles essentielles dans les produits ménagers mérite d’être posée.notamment pour la LESSIVE (le but est d’avoir une bonne odeur du linge mais c’est vrai que des sachets de plantes dans l’armoire auront e même effet et ne risquent pas de déstructurer à terme les milieux aquatiques. Enfin ceci reste à prouver, mais la question mérite d’être posée bien évidemment.).

    Par contre certaines HUILES ESSENTIELLES ONT BIEN UN POUVOIR DESINFECTANT Y COMPRIS en diffusion. Et enfin leur usage EN CUISINE est lié à leurs QUALITES GUSTATIVES et non thérapeutiques,. Cela va de soi.

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    1. Un grand merci et bravo pour vos travaux de recherche et de synthèse que vous nous partagez de façon si intéressante, réfléchie, honnête et agréable ! Je découvre votre blog via votre article sur les HE et l’ajoute en favoris de ce pas ! Continuez, vous assurez ! 😉

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  2. Une blogueuse préconise 3 gouttes d’HE (tea tree) dans les couches lavables pour les désinfecter pendant qu’elles sont stockées avant le lavage. Vu que c’est un usage quotidien et que ça risque de se retrouver dans les eaux usées, je m’interroge. En effet, si je n’en mets pas, est-ce que mes couches vont développer des champignons et/où sentir mauvais ? Est-ce que cet usage a un impact négatif sur le milieu aquatique ? Qu’est-Il de la production de cette HE?
    Merci.

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    1. Bonjour !
      En effet, c’est un conseil qui revient très très souvent. Je ne suis pas experte mais de ce que j’ai lu, je n’ai trouvé d’une part aucune preuve que les quelques gouttes d’huiles essentielles suffisent réellement à désinfecter en cas de bactérie, champignon, etc. et d’autre part en effet je ne suis pas sûre au delà de l’utilité que ce soit bon ni pour l’environnement ni pour la durée de vie des couches elles-mêmes. Il y a deux écoles avec les CL : faire tremper en attendant de laver ou non. Faire tremper permet d’éviter la moisissure mais augmente les risques de bactéries. J’opterais plutôt pour un stockage à sec, sans HE ou désinfectant, et un lavage rapide (max 2j d’attente). Parfois lorsque les couches sont trop souillées on a besoin de les rincer tout de suite, dans ce cas pareil, lavage rapide (pour rappel on peut laver avec le reste du linge, avec une lessive adaptée). Désinfecter les couches n’est, à ce que j’ai pu lire, nécessaire qu’en cas de gastro, de mycoses ou champignon sur les fesses du bébé, de moisissure sur les couches ou pour de l’achat d’occasion, la première fois. Dans ce cas, l’HE de Tea tree ne suffit pas, il s’agit de faire les choses bien, on trouve des procédures sur internet (au percarbonate de soude, ou avec des produits spécifiquement prévus à cette fin)

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