Sobriété numérique : au-delà des éco-gestes, changer d’échelle

Big data, deep learning, smart grid, IA…le numérique, utilisé à bon escient, pourrait jouer en faveur de l’écologie.

Pourrait, parce que ce n’est pas encore le cas aujourd’hui. Entre autres raisons, le fait que l’empreinte même du secteur est bien trop lourde et ne cesse d’augmenter.

Entre la miniaturisation des appareils, l’agrandissement des écrans, la multiplication des objets connectés, le développement des infrastructures réseaux, la popularité du format vidéo, le numérique consomme toujours plus de ressources et d’énergie que ce soit en phase de fabrication, d’utilisation ou en fin de vie. Pour rappel, “la consommation d’énergie directe occasionnée par un euro de numérique a augmenté de 37% entre 2010 et 2018” (The Shift Project , 2018).

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Bonnes pratiques pour un numérique responsable en entreprise

A l’heure de la « transition numérique », l’impact du numérique augmente au sein des entreprises.

De plus en plus de tâches se font en ligne, les outils se multiplient, les données stockées sur le Cloud aussi. Les entreprises fournissent par ailleurs de plus en plus souvent des équipements aux collaborateurs : ordinateurs, smartphones, tablettes, casques…

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La fin de vie toxique de notre électronique

50 millions de tonnes aujourd’hui soit l’équivalent en poids de tous les avions jamais construits ou de 4500 tours Eiffel.

120 millions d’ici 2050 1.

C’est la quantité de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) produits chaque année dans le monde.
Forcément, entre la transition numérique, l’essor de la high tech et des objets connectés et compagnie, on consomme de plus en plus d’équipements électriques et électroniques (EEE) – électroménager, appareils numériques, TV, perceuse, thermomètre électronique, lampe, etc – et on en jette donc de plus en plus.

Ils représentent désormais la principale source de déchets, et celle qui augmente le plus vite selon une étude de 2015 de l’UNEP 2.

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[DOSSIER] Contre la pollution numérique : la sobriété

“La pollution numérique est différente des autres pollutions en cela qu’elle n’a pas de “coupable” unique et identifié, comme l’industrie pétrolière ou agroalimentaire. Ici, le responsable est l’usage commun, nous sommes tous concernés.ées”

Ines Leonarduzzi, CEO de Digital For The Planet

La pollution numérique n’est pas aussi spectaculaire que celle du plastique. Pas de photos de plages jonchées de déchets, de fleuves charriant les détritus ou de tortues asphyxiées.

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La transition numérique, un atout pour l’écologie ?

Nos sociétés vouent un culte à l’innovation. Le récit de la technologie salvatrice, celui du progrès à tout prix et la conviction que, quoi qu’il arrive, nos cerveaux humains plein de ressources réussiront toujours à trouver une solution technique à ce qui se dressera devant nous font partie de nos mythes fondateurs.

A ce titre, nous misons beaucoup d’espoir dans le numérique pour nous tirer du mauvais pas climatique.

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Le coût humain de la transition numérique

On s’imagine parfois que numérique rime avec dématérialisation. La transition numérique nous aurait fait rentrer dans une ère post-industrielle, peuplée de machines travaillant toutes seules, de nuage invisible et d’autres intelligences artificielles.

En réalité, on est en plein dedans, dans l’industrie. Une industrie bien polluante, celle de l’extraction minière, qui n’a fait que s’accélérer ces dernières années avec l’explosion du numérique mais aussi la supposée « transition » énergétique vers les énergies renouvelables.

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[Sobriété numérique] Bonnes pratiques pour un usage plus responsable du web

Quel temps fait-il demain ? Google
A quelle heure est le prochain bus ? Google
C’est quoi le lien pour checker mes comptes bancaires déjà ? Google
Comment ça se fait une sauce au beurre blanc ? Youtube
Ça ressemble à quoi le Ghana ? Google Images
Y’a quoi comme resto dans le coin ? Google Maps
Elle est où cette facture déjà ? Dropbox.

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[Sobriété numérique] Limiter l’impact des appareils numériques, premier responsable de la pollution numérique

Le Nokia 3310.

Dans mon souvenir, LE premier portable « mainstream ».

Que de révolutions depuis. Les smartphones, les tablettes, les écrans tactiles, le wifi, les applis, les montres et autres objets connectés et j’en passe.  L’ère de l’objet “intelligent”, toujours plus rapide, toujours plus puissant.

On en accumule de plus en plus. Aujourd’hui, chaque personne possède en moyenne 3,3 terminaux connectés.

Mécaniquement, la production des équipements numérique n’a cessé de croître ces dernières années. Selon Green IT l’univers numérique sera multiplié par 5 entre 2010 et 2025 et les ventes d’objets connectés multipliées par 48 !

Et ces nouveaux appareils plus beaux, plus performants, plus grands, plus tout, sont aussi de plus en plus polluants.

C’est simple, les terminaux sont de loin les principaux coupables de la pollution numérique (65%).

De par la nature et la provenance des matériaux qui les composent (minerais rares, métaux lourds, substances chimiques et dangereuses…), l’énergie nécessaire à leur utilisation et la difficulté de leur recyclage, les appareils numériques ne peuvent pas être écologiques. Ce sont mêmes les objets manufacturés parmi les plus toxiques pour l’environnement.

Ainsi, la fabrication d’un ordinateur de 2kg nécessite 800 kg de matières premières et entraîne une émission de 124 kg de CO2.

Nous avons créé une fiche listant les différentes actions que nous pouvons tous prendre pour diminuer la pollution numérique, proposées, à télécharger gratuitement (et à partager autour de vous).

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[Pollution numérique] Bonnes pratiques pour des mails moins polluants

Chaque heure, ce sont plus de 12 milliards de mails envoyés, hors spam (Radicati Group, février 2019).

L’envoi d’un mail avec une pièce jointe de 1 Mo, c’est 19 grammes de C02 émis et une consommation électrique équivalente à celle d’une ampoule pendant une heure (ADEME).

En France, en moyenne, chaque salarié d’une entreprise de moins de 100 personnes envoie 33 mails par jour, soit l’équivalent de 1000km parcourus en voiture. A l’année, cela représente 14 allers retours Paris-NY (ADEME).

Ça donne un peu le tournis, non ?

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Opter pour un moteur de recherche éco-responsable

S’il y a bien un marché où le mot « monopole » prend tout son sens, c’est celui des moteurs de recherche.

D’après statcounter, en 2019, Google possédait plus de 94% de parts de marché français, contre 3% pour Bing et 1,4% pour Yahoo.

Ainsi, chaque heure dans le monde, ce sont plus de 140 millions de requêtes sur Google. Or, chaque requête émet 7 grammes de C02, ce qui équivaut chaque heure à 1000 aller retours Paris-New York.

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Viser la sobriété numérique : un vrai défi

Je suis née juste avant l’avènement du web. Je fais partie de la génération qui a grandi sans et avec à la fois.

Celle qui, gamine, envoyait encore des cartes postales pour les vacances, téléphonait depuis le poste fixe du salon, et cherchait des réponses à ses questions dans les dicos et les encyclopédies.

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La pollution numérique : on en parle ?

De quoi on parle ?

La pollution liée au numérique a deux facettes :

  • La pollution directement imputable au secteur : exploitation de matières premières, consommation d’énergie, production de déchets
  • L’impact indirect du numérique sur notre consommation, parfois positifs lorsqu’il permet des économies, parfois négatifs

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